mardi 20 octobre 2009

Pour le plaisir...

Je ne puis résister à l'envie de vous faire partager cette vidéo. Après tout, nous sommes en plein temps Pascal en marche vers la Pentecôte, non ? Ce sera l'occasion de présenter brièvement ce merveilleux pianiste qu'est Roger Muraro.


"Danse véhémente, ton ivre des cors, transport du Saint-Esprit... la joie d'amour du Dieu bienheureux dans l'âme de Jésus-Christ..." (sous-titre de ce mouvement dans la partition).

"Le fait que Dieu soit heureux, et que cette joie incessante et ineffable habitât l’âme du Christ m’a toujours impressionné", déclare Olivier Messiaen. "Une joie qui, pour moi, est un réel transport, une extase dans le sens le plus fou du terme".

Le Regard de l’Esprit de joie intervient dans l’œuvre de Messiaen après le Regard du temps et avant la Première communion de la Vierge. C’est ainsi que l’éclatement de la Joie de l’Esprit Saint se situe entre une médiation sur le mystère de l’Éternité et la jubilation de Marie adorant Jésus en elle après l’Annonciation. Un tel enchaînement témoigne de la nature même de l’Esprit Saint et de la Joie profonde qu’il communique, du cœur immuable de l’Éternité au cœur humain de Marie en passant par le Cœur Sacré de Jésus, source inépuisable du doux vin de l’Amour ("Ils sont pleins de vin nouveau.", Actes des Apôtres II-13, descente du Saint-Esprit).

Source : adapté d'après Thomas Gueydier sur inXL6

Grand Prix des Concours Internationaux Tchaikovsky (Moscou) et Franz Liszt (Parme, Italie), Roger Muraro est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands interprètes de l’oeuvre d’Olivier Messiaen. En 1988, lorsque le pianiste donne à Paris les Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus, le compositeur le félicite en ces termes : "Merci à Roger Muraro pour son intégrale absolument sublime de cette œuvre si difficile ! Avec toute mon admiration pour sa technique éblouissante, sa maîtrise, ses qualités sonores, son émotion, et j’oserai dire sa Foi !...".

Ses aptitudes physiques hors normes, sa silhouette de géant dégingandé, ses mains interminables prolongées de doigts immenses lui donnent au clavier une aisance qui confine à l'évidence.


Roger Muraro
J'adore l'expression du visage et l'attitude corporelle à la fois fougueuse et recueillie de Roger Muraro, notamment sur le glissando final où il se lève de son tabouret le poing en l'air : magnifique !

CC.

Note : double DVD disponible ici.

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