Né en 1947 de parents juifs autrichiens non pratiquants, qui s'établirent en France en 1948, je commence le piano à sept ans, étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, et commence une carrière en 1967, après avoir été finaliste au concours international de piano de Leeds (Angleterre). Renforcée par la réception du premier prix du concours Olivier Messiaen, en 1968, ma carrière devient internationale. En 1976, au sein de divers évènements affectant ma vie personnelle, je fais une expérience très forte de Dieu et vis une véritable rencontre intérieure avec le Christ. Ma vie en est transformée. Je reçois le baptême dans l'Église catholique en 1977. Deux ans plus tard, je perçois un appel clair au sacerdoce. En 1981, je commence mes études de théologie et mets fin à ma carrière. En 1986, je suis ordonné prêtre, au sein de la communauté catholique de l'Emmanuel.
C'est en 1966 que je fais la connaissance de Messiaen et de son œuvre que je commence à jouer. Fasciné par cette musique si radicalement nouvelle pour moi à l'époque, je l'étudie et suis aussi passionné par les extraordinaires commentaires de l'auteur. Alors encore incroyant, j'entre sans peine dans l'univers spirituel et sonore du grand compositeur catholique. La saison 1971-1972 est très intense pour moi, car j'étudie les Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus en vue de les jouer en concert.
Maintenant, à la lumière de ma foi et dans une "relecture" de mon passé, je comprends avec un émerveillement grandissant à quel point ma conversion a été préparée dans le secret, comme "souterrainement", par ma fréquentation de l'œuvre de Messiaen (musique et textes). Au long de ces années, déjà la Grâce agissait ; et j'ai la certitude que Dieu a voulu que l'œuvre de Messiaen soit le chemin par lequel Il viendrait me rejoindre et m'attirer à Lui. C'est pour cela que je considère Messiaen comme mon premier père spirituel, bien qu'à l'époque, ni lui, ni moi nous n'en étions conscients.
Lorsque Messiaen apprit mon ordination, il m'écrivit : "Être prêtre est la plus belle chose qui soit sur terre !". Pour rendre grâce au Seigneur pour la foi et la vocation qu'Il m'a données, je ne puis que reprendre à mon compte (et en l'adaptant) la parole des deux disciples d'Emmaüs après qu'ils eurent reconnu Jésus à la fraction du pain (voir Saint Luc 24, 32) : "Mon cœur n'était-il pas tout brûlant au dedans de moi, lorsqu'Il [Jésus] me parlait dans le chemin... ?", à travers l'œuvre de son serviteur Olivier.
C'est en 1966 que je fais la connaissance de Messiaen et de son œuvre que je commence à jouer. Fasciné par cette musique si radicalement nouvelle pour moi à l'époque, je l'étudie et suis aussi passionné par les extraordinaires commentaires de l'auteur. Alors encore incroyant, j'entre sans peine dans l'univers spirituel et sonore du grand compositeur catholique. La saison 1971-1972 est très intense pour moi, car j'étudie les Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus en vue de les jouer en concert.
Maintenant, à la lumière de ma foi et dans une "relecture" de mon passé, je comprends avec un émerveillement grandissant à quel point ma conversion a été préparée dans le secret, comme "souterrainement", par ma fréquentation de l'œuvre de Messiaen (musique et textes). Au long de ces années, déjà la Grâce agissait ; et j'ai la certitude que Dieu a voulu que l'œuvre de Messiaen soit le chemin par lequel Il viendrait me rejoindre et m'attirer à Lui. C'est pour cela que je considère Messiaen comme mon premier père spirituel, bien qu'à l'époque, ni lui, ni moi nous n'en étions conscients.
Lorsque Messiaen apprit mon ordination, il m'écrivit : "Être prêtre est la plus belle chose qui soit sur terre !". Pour rendre grâce au Seigneur pour la foi et la vocation qu'Il m'a données, je ne puis que reprendre à mon compte (et en l'adaptant) la parole des deux disciples d'Emmaüs après qu'ils eurent reconnu Jésus à la fraction du pain (voir Saint Luc 24, 32) : "Mon cœur n'était-il pas tout brûlant au dedans de moi, lorsqu'Il [Jésus] me parlait dans le chemin... ?", à travers l'œuvre de son serviteur Olivier.
Source : Exultet







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